Fainting in Coyles
An occasional letter from the Heart of Euroville
Visitors:


Friday, June 06, 2003  

I'm in love again

I have never met her, but that does not matter in the slightest. Shout it from the rooftops France is not dead.
Sabine Herold, may your name be in lights, big ones, neon ones the size of Euro-disney.

Mlle Herold is leading the new French Revolution


My French is not perfect but this is dashed good stuff.


Mes chers amis,

Mon nom est Sabine Herold. Je prends la parole pour l'association ‘Liberté, j'écris ton nom', co-organisatrice de ce rassemblement.

Tout d'abord, je tiens à vous remercier d'être venus si nombreux aujourd'hui, en cette journée si particulière. Je sais les difficultés qu'ont subi certains pour nous rejoindre, et je les remercie ! Je vous remercie tous pour votre courage et pour votre détermination ! Nous n'avons pas de cars affrétés de la France entière pour vous permettre de venir, les médias nous font taire, nous n'avons que nos mails, nos fax et notre volonté pour diffuser nos appels.

Mais aujourd'hui, nous avons décidé de nous réunir pour dire non, non à l'attitude de syndicats indignes. Ils sont là ! Non loin de nous ! Ils s'attendaient probablement à manifester en paix. Il n'en sera rien ! Nous ne leur cèderons pas le pavé ! Aujourd'hui quelque chose est différent : pour une fois, nous allons leur dire NON !

Nous ne sommes rien à leurs yeux, rien sinon des citoyens anonymes, juste bons à maugréer en silence. Mais nous allons leur prouver, ensemble, que désormais, il faudra compter avec nous ! La majorité silencieuse est devenue bruyante et elle n'a pas l'intention de se taire !


Je suis une étudiante. J'ai des cours et des examens, mais je n'ai pas de bus. Je paie ma carte orange, mais je n'ai pas de métro. Plus tard, je paierai mes impôts, mais mes enfants n'iront pas à l'école. Bien plus tard, j'aurai cotisé, mais je n'aurai pas de retraite !

Comme vous, comme nous tous réunis aujourd'hui, je suis en colère. Je suis très en colère !

Comment peut-on accepter que notre démocratie soit laissée en proie au bon vouloir de syndicats ne dépassant pas 20 % à des élections professionnelles, élections désertées par les salariés ? Du politique, élu au suffrage universel, ou du responsable médiatico-syndical, qui est légitime ? Où sont les partenaires sociaux là où on ne voit que des adversaires de la société ? Qui sont ces syndicalistes qui ne représentent qu'eux-mêmes ? De quel droit nous privent-ils de notre Liberté de circulation, d'action, et même d'expression !

Heureusement, grâce à vous, la voix de la liberté s'élève enfin contre la cacophonie des intérêts corporatistes. Elle bourdonne déjà aux oreilles des magnats de FO, de la CGT et de Sud. Il est temps de dire à ces terroristes de l'action sociale, à ces preneurs en otage de l'opinion publique, que nous en avons assez !

Il est temps de rappeler aux hommes politiques, eux que nous avons élus et qui nous gouvernent que nous attendons d'eux de la détermination !

Nous n'allons pas nous résoudre à la fatalité des grèves chroniques et des baronnies syndicales ! Voilà le véritable mot d'ordre de notre rassemblement.

Car oui, la grève est un droit. Mais certainement pas un devoir, comme semblent le croire ces manifestants perpétuels !

Nous attendons des syndicats qu'ils se comportent de façon responsable, et non pas en bastions de conservatismes égoistes !

Nous, nous sommes réunis ce soir pour exprimer notre colère. Mais cela n'est pas suffisant. Comme l'écrivait le poète Goethe, « Rien n'est vrai qui n'est fécond ». Aussi, nous devons préparer dès aujourd'hui le changement prochain. Nous devons transformer notre colère en une action nouvelle.

Il y a des questions qui ne sauraient être laissées sans réponses :

- Qui demain paiera nos retraites ? Pensez-vous que ce seront les fonctionnaires de la SNCF ?
- Qui après-demain paiera les retraites de nos enfants et petits-enfants ? Pensez-vous que ce seront les syndicats SUD-Rail ou CGT ?

A ces questions, nous, citoyens, exigeons des réponses ! La réforme entamée par le Gouvernement est un premier pas heureux, heureux mais encore insuffisant. Mais comment aller plus loin, alors que déjà se hérissent les conservatismes ? Le gouvernement ne doit pas céder à la pression de la rue.

Il doit préserver nos Liberté individuelles fondamentales, comme celles de prendre le train, le métro, le bus, que nous payons avec nos impôts !


Nous tous, réunis aujourd'hui sur cette place, sommes des résistants ! Nous sommes les précurseurs du changement ! La loi du silence est tombée ! Nous ne nous tairons plus !
Nous avons le devoir de faire reculer les syndicats et de faire gagner la véritable justice sociale, c'est a dire l'égalité entre tous les citoyens contre les privilèges d'une minorité !

Faisons ensemble le serment, ici et maintenant, de résister pour que demain soit un jour différent, un jour de Liberté ! ! !

posted by Eliab | 11:13 am
«expat express»

«#Blogging Brits?»

Blogroll Me!Listed on BlogShares
archives
Stuff read while sitting
EU Observer
The Sprout
The Spectator
The Telegraph
Tech Central Station Europe
Centre for the New Europe